Le PNRPA, réserve de biosphère

Le Parc naturel régional des Pyrénées Ariégeoises, sur le chemin de la Réserve de biosphère de l’UNESCO.

Dans le cadre du projet européen du Parc pyrénéen des Trois Nations, et en accord avec les ambitions de la Charte du PNR des Pyrénées Ariégeoises, le PNR lance une candidature en tant que Réserve de Biosphère (RB), déclarée par l’UNESCO.
Il s’agit de la première étape pour devenir Réserve de Biosphère transfrontalière afin de faire reconnaitre de manière officielle le Parc Pyrénéen des Trois Nations, qui aujourd’hui ne rentre dans aucun « standard ». Cette reconnaissance Réserve de biosphère transfrontalière de l’UNESCO offrira une visibilité internationale au PP3N. Ce processus de reconnaissance du PP3N est également alimenté par la candidature du PP3N en tant que Transboundary Park (Parc transfrontalier) du réseau Europarc, qui reconnait la qualité de la coopération transfrontalière.
Ces deux démarches s’effectuent en parallèle, sont complémentaires et se portent l’une et l’autre. 

Qu’est-ce qu’une RB ?

La réserve de biosphère est une reconnaissance de l’UNESCO dans le cadre du programme scientifique sur « l’Homme et Biosphère » (Man And Biosphere  – MAB) , un programme de « recherche-action » lancé en 1971 par l’UNESCO suite à la tenue de la conférence de la biosphère (1968). L’objectif du programme MAB est de
« constituer un réseau mondial de sites modèles d’étude et de démonstration des approches de la conservation des ressources naturelles et du développement durable “

Les réserves de biosphère sont donc des territoires reconnus pour leurs richesses environnementales et culturelles et leur approche innovante pour mettre en œuvre le développement durable. 

Les Réserves de biosphère ont 3 fonctions :

  1. Protéger la biodiversité, les paysages et les écosystèmes.
  2. Développer – promouvoir un développement économique et humain durable.
  3. Comprendre – soutenir la recherche, le suivi scientifique, l’éducation, la formation et la sensibilisation.

Elles s’appuient sur un zonage avec 3 zones : des zones centrales protégées sur le long terme (sites de protection réglementaire déjà existants), une ou plusieurs zones tampon qui entourent les zones centrales et dans lesquelles sont favorisées les actions de recherche, d’observation et d’éducation ; et la zone de transition qui comprend le reste du territoire dans lequel sont encouragés des projets de développement durable

En savoir plus  MAB France

Carte du réseau RB international :

Pourquoi devenir une Réserve de Biosphère ?

Devenir une réserve de Biosphère c’est : 

  •  Bénéficier d’une reconnaissance et d’une visibilité internationales : valoriser les Pyrénées Ariégeoises et, plus largement, le Parc pyrénéen des Trois Nations en tant que territoires d’exception, reconnus pour leur richesse en matière de biodiversité, de patrimoine culturel et d’expérimentation de solutions de développement durable.

  •  Intégrer un réseau international : favoriser le partage d’expériences, la diffusion des bonnes pratiques et le développement de coopérations avec d’autres Réserves de biosphère à travers le monde.

  • Renforcer les liens avec la recherche scientifique et la jeunesse : s’appuyer sur les réseaux et les initiatives de la Réserve de biosphère pour développer des projets autour des enjeux prioritaires du PNR et du PP3N, tels que la recherche scientifique, la sensibilisation et l’implication des jeunes, l’adaptation au changement climatique ou encore la coopération transfrontalière.

  •  Faciliter l’accès à des financements : si l’UNESCO n’accorde pas de financement direct aux Réserves de biosphère, cette reconnaissance internationale constitue un atout supplémentaire pour mobiliser des financements européens et internationaux.

Avec cette double reconnaissance française et transfrontalière, le PNR deviendra le premier PNR d’Occitanie reconnu Réserve de biosphère, la première RB des Pyrénées françaises et la première RB trinationale impliquant la France. Le PNR cherche à développer avec ses partenaires les volets recherche scientifique et jeunesse dans le cadre de sa candidature.

Une opportunité pour développer la recherche scientifique et le volet jeunesse

Recherche scientifique

La recherche scientifique contribue à mieux connaître les Pyrénées ariégeoises et à accompagner la préservation de leurs patrimoines naturels et culturels. Le territoire bénéficie de la présence de plusieurs organismes de recherche et de l’appui du Conseil scientifique du Parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises, qui rassemble des spécialistes de différentes disciplines.

Le Parc favorise les échanges entre scientifiques, gestionnaires et acteurs locaux afin de partager les connaissances et d’éclairer les décisions concernant l’avenir du territoire. Il souhaite renforcer cette dynamique, notamment à l’échelle transfrontalière, en développant les coopérations avec les territoires voisins d’Andorre et de Catalogne.

La candidature au label Réserve de biosphère représente une opportunité de renforcer les liens entre recherche et gestion du territoire, de faire émerger des projets répondant aux enjeux locaux et de rendre les connaissances scientifiques accessibles aux collectivités, aux acteurs socio-économiques et aux habitants.

Jeunesse

La jeunesse représente un enjeu majeur pour l’avenir des Pyrénées ariégeoises. Il s’agit de permettre aux jeunes de s’épanouir sur le territoire, d’y construire leurs projets de vie et professionnels, et de prendre part à son évolution.

De nombreux acteurs locaux s’engagent déjà dans l’accompagnement des jeunes, l’éducation et la mise en place d’initiatives adaptées à leurs besoins. Le Parc souhaite renforcer les liens entre ces acteurs afin de mieux faire connaître les actions existantes et de favoriser l’émergence de nouvelles initiatives.

La coopération avec les territoires voisins d’Andorre et de Catalogne offre également des perspectives, notamment à travers l’organisation de rencontres et de séjours de jeunes. Le projet de Réserve de biosphère permettra de développer ces échanges, de favoriser la participation des jeunes à la vie du territoire et de leur ouvrir de nouvelles possibilités de coopération à l’échelle internationale.